L’animal cadeau

  

 

Noël est une période difficile pour les chiens. Certaines personnes, lasses d’offrir des chocolats, cherchent à être originales en offrant un chien. Histoire de Noël : un ami célibataire, un peu seul durant les fêtes de fin d’année, reçoit en cadeau un petit chiot …

 

Au début, le monsieur est ravi et en vacances : tout se passe bien, ils ne se quittent pas. Le cadeau est sage et s’attache. Puis la fête se termine pour tout le monde : le maître retourne au travail et le chien se retrouve seul. Il s’amuse avec les chaussures et laisse quelques déjections de-ci de-là. Le maître, encore ému de leur semaine de vacances, culpabilise et n’intervient pas. Il redouble même de caresses avant de partir chaque matin. D’ailleurs, le week-end arrive : la situation redevient ludique.

Mais la deuxième semaine, le chien s’attaque au canapé et crescendo, détruit bon nombre de choses dans la maison. Désemparé, le maître pense d’abord que l’animal « lui en veut ». Mais le temps qui passe n’arrange rien, au contraire. Alors un jour, il décide qu’un chien ne convient pas à son rythme de vie (il ne peut tout de même pas être toujours en vacances). Il se décide donc à l’abandonner et vient raconter tout ceci au refuge.

 

Mon constat : De toute évidence, le chien a développé une intolérance à la séparation. Son maître a instauré au départ des liens trop intenses, sans l’habituer progressivement à la solitude.

Ce cas montre qu’il est plus facile de mettre les difficultés rencontrées sur le fait d’un choix inadapté, que de se remettre en question. Cette personne aurait pu envisager de modifier son comportement vis à vis du chien, c’est ce que le refuge lui à proposé. Sa réponse fût : « Mais je n’ai rien demandé, moi … ».

En l’occurrence, il est exact qu’il n’a pas eu son mot à dire dans cette prise de responsabilité. Sa relation avec l’animal s’est engagée sur la décision d’un tiers, il n’a pas choisi. Cette histoire montre qu’il est indispensable que « le courant passe » entre maître et animal, qu’ils se choisissent mutuellement.

Il est évident que l’animal a été ici pensé et voulu comme n’importe quel objet de consommation. Cela peut partir d’un bon sentiment, mais, en tant qu'être vivant, l'animal a des droits et des besoins de base. Il impose donc une autre façon de gérer le quotidien à la personne qui reçoit ce cadeau. Il y a une obligation d'organisation, de financement et de gestion quotidienne dont est co-responsable la personne qui décide d'offrir le cadeau.

Le chien-cadeau pose le problème de la motivation d’achat : le maître ne s’est pas engagé personnellement. Un chien virtuel sur PlayStation aurait été plus profitable !

D .PINEAU

 

 

 

 
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